jeudi 9 avril 2009
samedi 4 avril 2009
Témoignage: Clément
Je travaille dans une association du quartier. Le Picoulet comme d’autres associations est important pour la « paix sociale » et pour le moral de beaucoup de gens. Ils ont besoin de lieux de vie, de solidarité et de convivialité. Sa disparition pourrait laisser un grand vide, et aggraver les tensions dans le quartier. Sans ce type de lieu, il ne reste que la rue pour se parler.
Il est important que les associations se mobilisent, s’organisent face aux diminution de subventions et au risque de disparition.
Il est important que les associations se mobilisent, s’organisent face aux diminution de subventions et au risque de disparition.
Témoignage: Violaine
A travers mon expérience de bénévole, j’ai pu constater à quel point il était nécessaire et utile aux personnes qui ne maîtrisent pas bien la langue française d’être soutenues dans toutes leurs démarches administratives et d’avoir un lieu bien identifié où elles savent qu’elles trouveront cette aide. Au-delà de cet aspect, les associations ont selon moi un rôle essentiel : accueillir, répondre aux besoins, et donner les moyens aux personnes de trouver leur place et leur autonomie. Les associations créent du lien social. Sans elles, les risques de repli sur soi ou sur une communauté, d’isolement et donc de tensions sociales sont importants.
Témoignage: Farou
Témoignage: Michel
Si on arrêtait les assos il y aurait un vide énorme. A ma compréhension, toute une part des responsabilités de l’Etat sont assumées par les assos, et c’est bien comme ça parce qu’elles le font mieux : elles sont sur le terrain, connaissent les problèmes, expérimentent les solutions. On n’est pas des savants, mais les solutions on les trouve avec les gens. Par exemple dans ma pratique sociale, le doute est un outil ; si je suis sûr de ce que je dois faire, je ne laisse pas de place aux personnes pour trouver ce qu’on doit faire ensemble.
Témoignage: René
C’est pas possible que les assos ferment ! On courrait à la catastrophe, il faudrait faire autre chose qui coûterait sans doute bien plus.
Aux équipes St-Vincent, on fait le travail de la Poste ! On distribue le courrier chaque matin aux SDF inscrits chez nous, de 25 à 60 ans et même plus. Nous avons 650 domiciliés à l’antenne Oberkampf. En plus de la domiciliation administrative et d'une petite collation le matin, on organise un déjeuner chaque jeudi à midi.
Ce serait pour nous une catastrophe de tout arrêter. Concernant, la modification du statut de l’adulte relais : on dit « les associations doivent se professionnaliser ». Mais comment, sans de grands moyens financiers ? Si il n’y a pas un professionnel dans l’association, comme l’adulte relais, comme on travaille en lien avec les services sociaux de la Ville notamment, on n’y arriverait pas. Sans salarié, pas de bénévoles ! Avant on pouvait, mais maintenant les lois et administrations se modifient rapidement.
La formation des salariés, retransmise ensuite aux bénévoles, est importante.
Aux équipes St-Vincent, on fait le travail de la Poste ! On distribue le courrier chaque matin aux SDF inscrits chez nous, de 25 à 60 ans et même plus. Nous avons 650 domiciliés à l’antenne Oberkampf. En plus de la domiciliation administrative et d'une petite collation le matin, on organise un déjeuner chaque jeudi à midi.
Ce serait pour nous une catastrophe de tout arrêter. Concernant, la modification du statut de l’adulte relais : on dit « les associations doivent se professionnaliser ». Mais comment, sans de grands moyens financiers ? Si il n’y a pas un professionnel dans l’association, comme l’adulte relais, comme on travaille en lien avec les services sociaux de la Ville notamment, on n’y arriverait pas. Sans salarié, pas de bénévoles ! Avant on pouvait, mais maintenant les lois et administrations se modifient rapidement.
La formation des salariés, retransmise ensuite aux bénévoles, est importante.
Témoignage: Mohammed
J’ai fait beaucoup de choses ici : des dossiers, des courriers. Quand j’ai besoin de quelque chose, je viens là, je n’ai jamais de problèmes. Il y en a beaucoup qui ont besoin. J’ai fait beaucoup de choses ici, car je ne sais pas comment faire moi-même. Quand je reçois un courrier, je viens ici.
Ça fait plus d’un an que je viens au Picoulet, pas loin de deux ans.
Si ça fermait, je serais obligé de chercher ailleurs un bureau pour m’aider à remplir les dossiers.
Si ça fermait, je serais obligé de chercher ailleurs un bureau pour m’aider à remplir les dossiers.
Il y en a beaucoup comme moi. Je veux qu’on continue à soutenir les associations. Il faut.
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